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20 avril 2009

Et c'est parti !

Itinéraire aller




En fait, très mal parti !!
Au matin du samedi 4 avril, jour du départ, je fis le plein d'eau et mis sous pression le circuit. Catastrophe ! Bruits anormaux et inondation dans l'habitation ! En plus, une alarme retentit : dysfonctionnement de la batterie.
Panique et sueurs froides. Je téléphonai au garage et m'y rendis sur le champ. Diagnostique : batterie hors service (ne tient plus la charge) et malheureusement, éclatement du boiler à cause du gel. Explication ? Il n'y en a pas ! J'étais convaincu d'avoir purgé le circuit avant le remisage du camion en novembre dernier.
Quelle connerie, mais comme je le dis souvent, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas voir (ou l'inverse)!
Bon, il fallait néanmoins trouver une solution urgente pour nous permettre de partir comme prévu, un "peu" plus tard toutefois. On changea la batterie défaillante par une nouvelle plus puissante. On réalisa un by-pass qui court-circuita le boiler et donc le circuit d'eau chaude.
Cerise sur le gateau, durant les allers et retours maison-garage, un des 4 enjoliveurs prend la poudre d'escampette, et je ne m'en apperçois qu'à la maison, juste avant de partir. On est tout près de la rupture d'anévrisme...
Finalement, nous appareillâmes durant l'après-midi, la "joie" au coeur, j'vous dis pas !
Après Paris (dont le "périf" était surchargé : prévisible n'est-il pas ?), arrêt pour passer la nuit, à hauteur de Poitiers. Temps frais, averses. le chauffage s'avère nécessaire. Bonne nuit au calme.
Dimanche : ça roule. On passe Bordeaux à l'aise. On traverse la Gascogne et ses landes, ravagées par la dernière tempête. Il est tard lorsque nous passons la frontière à Irun. Le pays basque espagnol nous est inconnu. Le temps est froid, brumes et pluies abondantes. Très difficile de trouver une aire de repos. En fait, entre Irun et Bilbao, il n'y en a pas ! Vidés, on arrive à se parquer sur un minuscule parking et on y passe la nuit. Bonne nuit, malgré les bruits de circulation intense (merci, Dr QUIES) et des odeurs de raffinerie de pétrole (youpee !). On se lève tard (peut-être un début d'intoxication par la dioxine ??)
Le soleil brille (ça va pas durer!), il fait frais. On passe Burgos, on se glisse sous León (avec un accent aigu sur le o, pas d'équivoque n'est-ce pas ;-)) et on s'arrête avant la tombée de la nuit sur la A 52 à quelques dizaines de kilomètres de la frontière portugaise. On a enfin trouvé une grande aire de services où il y a suffisamment de place pour parquer camions, voitures et camping-cars. On a traversé quelques averses durant la journée, avec un fort vent de face (on a utilisé l'aspiration des poids-lours pour économiser du carburant). Très bonne nuit.
Mardi matin, soleil, ciel dégagé, frais. Très vite nous passons la frontière à Feces et entrons enfin au nord du Portugal. Avec Le Guide du Routard, nous choisissons Lavra comme base (20 kilomètres au nord de Porto, sur la côte). Nous y arrivons début d'après-midi et nous nous installons dans le camping Orbitur. Nombreuses commodités, une piscine, un restaurant très accueillant, en bordure de vastes plages (de sable), boisés, bien entretenu, toilettes et douches fatiguées mais propres, bien équipé pour les camping-cars.
Pour se rendre à Porto, nous utilisons le bus dont l'arrêt est à l'entrée du camp, le trajet dure un peu plus d'une demi-heure. Porto est intéressante à visiter et les quartiers et les quais le long du Douro sont accueillants.
Nous étions à 380 km de Lisbonne et nous décidons d'y aller.
Toujours avec le Routard, nous sélectionnons le Parque municipal de campismo de Monsanto, situé dans l'immense parc de Monsanto, à l'ouest de la ville, à 5 km du centre. Un vaste camping que je vous recommande chaleureusement : très vaste, parfaitement aménagé, doté d'une infrastructure impeccable (entre-autres, un restaurant self-service où l'on mange très bien pour un prix très modéré), super bien équipé pour les camping-cars.
Le bus tient son arrêt à environ 200 m de l'entrée du camp, le trajet dure un peu plus d'une demi-heure. C'est le moyen de locomotion idéal pour se rendre au coeur de la capitale. Mon épouse allait découvrir cette ville. Personnellement, c'est la troisème fois que je m'y rends. Je ne m'en lasse pas tant Lisbonne possède une incomparable beauté, déroutante. A voir absolument.
Nous sommes resté 4 nuits dans ce camp. Le temps, toujours frais, était variable.
Le lundi, nous empruntons le bus et le train pour nous rendre à Cascais, petite ville balnéaire sur l'Atlantique. Grâce à un micro-climat favorable, nous fûmes réchauffés par le soleil. Beau trajet entre Lisbonne et Cascais (environ 25 km). Tient au fait, le patelin à côté, c'est Estoril, où se déroule chaque année le Grand Prix de F1.
Repartis le mardi, nous avons rejoint la Belgique en deux étapes (arrivée at home vers 02.00 h, avant le lever du jour du jeudi 16 avril). Les conditions climatiques furent limites durant le trajet (fortes pluies, bourrasques, fraîcheur). Et cerise sur le gâteau, sur le même "périf" parisien, fermeture après 21 h du tronçon que nous allions emprunter (raison ?)*. Après quelques énervements et kilomètres en pleine ville plus loin, nous sommes retombés dessus, pour ne plus le lâcher et nous extirper de la région parisienne.
* il semble qu'en dehors des trajets autoroutiers, les info-trafic radio en direct sont incomplètes.
Quelques données pour terminer ce billet :

  • On peut se passer du boiler, si nécessaire en chauffant quelques litres sur les becs.
  • Pas un seul ennui mécanique, électrique ou autre (ouf !)
  • La France est nettement mieux dotée en vastes aires de repos le long de ses autoroutes.
  • L'Espagne et le Portugal n'en possède pratiquement pas ou trop peu ou trop petites.
  • Tour complet accompli : 4.692 kilomètres.
  • On conduit à deux en relais (toutes les deux heures ~)
  • Consommation moyenne : ~12 l/100 km.
  • Gazoil sensiblement moins cher en Espagne, au Portugal qu'en France.
  • Tronçons payants d'autoroutes plus chers en Espagne, au Portugal qu'en France (classe 2 partout).
  • Ticket acheté dans un bus portugais : 1,4 € par personne pour un trajet (moins cher en utilisant une carte individuelle à recharger).
  • Le Guide du Routard Portugal 2009 fut notre livre de chevet et nous permit entre-autres de réaliser de substancielles économies gastronomiques.
La restauration portugaise :

Elle est délicieuse, calorique et incontestablement la moins chère de la zone euro. Anecdotes :
  • prix moyen d'un café serré servi à table = 0,60 € (on est loin des 3 € et plus du même café servi sur une table de terrasse française !).
  • A Porto, nous avons payé au total pour un double menu (entrée, plat) et les boissons (eau, vin, cafés) : 12 €, record absolu !
  • Prix moyen partout : double menu complet avec dessert & boissons = entre 17 et 25 €. Conseil : refuser la ou les assiettes de charcuteries proposées avant de passer commande. Elle coûte en effet presqu'aussi cher que le menu du jour.
  • Comme ailleurs, nous évitons les retaurants touristiques et recherchons ceux qui sont fréquentés par les autochtones, la cuisine est meilleure et toujours moins chère (conseil pêché dans le Guide du Routard Venise 2004 !). C'est tout-à-fait vrai.
  • Le vin de table est bon et il ne faut pas rater le vinho verde (vin vert) originaire du nord du pays !
Bref, c'est pas la ruine, c'est appétissant et on aurait tort de ne pas en abuser, ce que nous avons fait. Bonjour les calories !!
Avant la fin : le boiler sera remplacé cette semaine ! Quant à l'alimentation électrique sur batterie, impeccable : plus de soucis de charge, le panneau solaire s'avère être un must.